rédigé le 19-05-2006 par Dom (cet article a été lu 3904 fois par les internautes)
A cause de l'éloignement relatif des surfaces maritimes et de l'omniprésence de la montagne, le climat isérois est qualifié de continental sous influence montagnarde, influence d'autant plus décisive que l'on approche ou entre dans le relief. Les contrastes sont accusés entre un hiver froid et un été chaud.
Les régimes d'ouest à nord-ouest, très humides en général, butent contre les reliefs qui ont la propriété d'amplifier l'activité pluvieuse, neigeuse, orageuse, des perturbations.
L'effet de barrage joue intensément pour les premiers massifs frappés par les flux atlantiques, il s'estompe à mesure que l'on pénètre vers le sud-est où on peut dès lors évoquer un effet d'abri. C'est ainsi que, globalement, sur une année moyenne, émergent les caractéristiques suivantes : Chartreuse surtout et Vercors montrent une pluviométrie soutenue et abondante,
Belledonne, en deuxième rideau, est très arrosée aussi,
l'Oisans "abrité" est en retrait; l'ouest du département est protégé par l'effet de foëhn derrière le Massif Central ;l'axe Grésivaudan/Trièves s'inscrit aussi dans un effet d'abri au pied des Préalpes, avec en plus, pour le Trièves, une certaine influence méridionale.
Les régimes méditerranéens sont les plus actifs à l'automne, quand après le creux estival de juillet, s'organisent progressivement des afflux d'air humide, encore chauds et orageux, qui donnent leur pleine mesure en septembre et octobre. Ils sont canalisés par la vallée du Rhône, débordent sur les Préalpes, frappent le sud du département.

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